|
-- Newstalk 1010 (19/3/2010)
Des chercheurs de l’Université de Guelph au Canada ont mis au point un porc génétiquement modifié (GM) qui produit un purin contenant moins de phosphore, un produit chimique qui, à forte concentration, peut polluer les nappes phréatiques, les rivières et les ruisseaux à proximité des élevages de porcs, indique cet article. Le porc a été modifié pour contenir l’ADN de souris. Les chercheurs ont travaillé pendant 10 ans sur cet animal qu’ils ont appelé « Enviropig », destiné à la commercialisation pour la vente aux agriculteurs et au bout du compte, pour l’assiette des consommateurs. Le mois dernier, Environment Canada avait autorisé des transferts limités et contrôlés d’Enviropig à d’autres endroits pour des études complémentaires et pour l’élevage. Cependant, renseigne l’article, des demandes d’autorisation de vente du porc GM aux agriculteurs ont été également soumises à Santé Canada (au ministre de la Santé) ainsi qu’à l’Administration des aliments et drogues / Food and Drug Administration (FDA) américaine. Selon l’article, l’idée à rencontré une certaine opposition. Pour Elizabeth May, leader du Parti Vert du Canada, « Cela soulève beaucoup de questions relatives à la santé, des questions à long terme, des questions d’ordre éthique et de grandes questions environnementales ». Quant à Alex Atamanenko, membre du parlement canadien, il a soutenu que si Enviropig est autorisé, cela pourrait nuire à l’industrie porcine du Canada. Déjà, commente-t-il, certains pays interdisent ou limitent les cultures GM, et si Enviropig était diffusé, il serait difficile de montrer au monde que les autres exportations porcines canadiennes sont en fait libres d’OGM. L’article indique que Malgré ces critiques, d’autres tentatives sont en cours pour mettre au point des animaux GM destinés à la consommation humaine. Et tout juste la semaine dernière, des chercheurs de l'Université de Rhode Island aux Etats-Unis ont dévoilé une truite arc-en-ciel génétiquement modifiée. Pour consulter l’article en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous.
[Lien]
-- Australian Broadcasting Corporation (19/3/2010)
Des chercheurs de Queensland University of Technology en Australie annoncent qu’ils ont récolté leur première culture de bananes génétiquement modifiées (GM) qui sont destinées au bout du compte à être utilisées par les agriculteurs en Afrique de l’Est. La recherche a pour but d’accroître la teneur de la banane en vitamines et minéraux. « Cette première plantation montre qu’au moins une des combinaisons de gènes… fonctionne très bien pour la provitamine A, et nous concentrons nos efforts sur cet aspect », a déclaré James Dale de Queensland University. « Mais nous avons encore beaucoup de fruits à évaluer. Le prochain lot portera en particulier sur le fer et l’accumulation de fer dans la banane », a-t-il ajouté. Pour consulter l’article en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous.
[Lien]
-- PotatoPro Newsletter (19/3/2010)
John Keeling, président directeur général du National Potato Council aux Etats-Unis, déclare que quatre à cinq sociétés américaines travaillent à la mise au point de variétés de pommes de terre GM. Aucune pomme de terre GM n’est actuellement cultivée dans le pays où, par le passé, les entreprises agroalimentaires s’y étaient opposées, renseigne l’article. Entre 1996 et 2001, Monsanto a introduit aux Etats-Unis une gamme de pommes de terre GM résistantes au doryphore de la pomme de terre et au virus Y de la pomme de terre (PVY). Les agriculteurs américains ont commencé à cultiver ces variétés, indique l’article, mais les surfaces n’ont jamais dépassé 2 à 3 pour cent de la culture totale de pommes de terre. De grandes entreprises telles que McDonald's, Wendy's et Frito-Lay ont refusé d’utiliser des pommes de terre GM, principalement du fait de la crainte des consommateurs au sujet des conséquences inconnues des aliments GM sur la santé et l’environnement. Et en 2001, Monsanto a retiré du marché ses nouvelles variétés de pommes de terre GM « Newleaf ». Keeling annonce que le National Potato Council est en train de planifier la mise en place d’un groupe de travail pour déterminer le meilleur moyen de réintroduire les pommes de terre GM sans perturber le marché. L’UE a récemment autorisé la culture commerciale d’une pomme de terre GM (l’Amflora de Bayer), mais, fait remarquer l’article, elle ne peut être utilisée qu’à des fins industrielles et d’alimentation animale. Les entreprises agroalimentaires sont toujours très sensibles à l’opinion des consommateurs sur la question, commente l’article. Au cours des discussions tenues en 2008 sur l’introduction éventuelle en Afrique du Sud d’une pomme de terre GM résistante à la teigne de la pomme de terre, McDonald's et McCain Foods se sont toutes deux formellement opposées à l’idée. L’Afrique du Sud a rejeté la demande en 2009. L’article soutient qu’il est probable qu’une entreprise américaine, Simplot Plant Sciences, « ait de bonnes idées pour amener les consommateurs à adopter les pommes de terre GM ». La société annonce qu’elle veut développer « des pommes de terre présentant des avantages pour les consommateurs, plutôt que pour les agriculteurs seulement », par exemple des pommes de terre aux nutriments améliorés, à teneur réduite en acrylamide et en sucre, et sans décoloration/tâches noires (élimination de la PPO). Simplot travaille en outre à la mise au point de pommes de terre qui ne contiennent pas de gènes étrangers. Pour consulter l’article en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous.
[Lien]
-- Washington Post (18/3/2010)
Le juge d’un tribunal de district américain Jeffrey White a statué que les producteurs de betterave américains peuvent planter des variétés génétiquement modifiées (GM) de betterave à sucre cette année. Il a déclaré que leur interdire de les planter entraînerait un impact économique trop grand, et que les groupes écologiques ont attendu trop longtemps pour réclamer une telle interdiction. Selon l’article, la quasi-totalité de la production de betteraves sucrières aux Etats-Unis est à présent GM, et cette culture représente la moitié de l’approvisionnement en sucre du pays. L’article soutient que le Juge White avait pris le parti des groupes écologiques l’année dernière, lorsqu’il avait statué que les autorités de réglementation américaines avaient approuvé de façon irrégulière la culture commerciale de betteraves « Roundup Ready » de Monsanto il y a cinq ans. En septembre de l’année dernière, White avait déclaré que des études environnementales complémentaires étaient nécessaires avant que le Département américain de l’Agriculture (USDA) ne puisse trancher la question. En janvier, le Center for Food Safety, Earthjustice et plusieurs autres groupes et agriculteurs biologiques ont demandé à White de mettre un terme immédiat à la plantation et la récolte de toutes les betteraves GM, en attendant de déterminer comment résoudre l’action en justice intentée contre elles en 2007. L’article indique que les groupes et les agriculteurs biologiques craignent qu’il y aura des fertilisations croisées entre les betteraves GM et les betteraves conventionnelles, ainsi que les bettes à cardes, et que cela va perturber les consommateurs qui sont opposés aux produits GM. Toutefois, soutient-il, bien que le juge White ait pris la décision de ne pas accorder la suspension demandée de la culture de betteraves GM cette année, il peut toujours opter pour l’interdiction de futures plantations de cette culture. Pour consulter l’article en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous.
[Lien]
-- Seed Today (18/3/2010)
Le Pakistan Agricultural Research Council (PARC), la société chinoise Jiangsu Mingtian Seeds Science Technology Co. Ltd (JMSSTCL) et le Four Brothers Group du Pakistan ont signé un protocole d’accord pour travailler ensemble à promouvoir la mise au point de nouvelles variétés de cultures, y compris des variétés Bt, destinées à être utilisées au Pakistan, indique cet article. JMSSTCL fournira des semences et des technologies de plantation s’y rapportant, à travers des modèles d’essais, renseigne le Président du PARC Zafar Altaf. Il précise que cette initiative s’efforcera de trouver les variétés de coton, riz, maïs et colza qui conviennent pour la culture au Pakistan. Altaf annonce que JMSSTCL aidera aussi à la formation d’agriculteurs au Pakistan et partagera avec ce pays ses expériences sur le terrain dans la culture de coton, de riz, de maïs et de colza Bt. Il a en outre indiqué que le Président pakistanais Asif Ali Zardari s’est rendu récemment en Chine et qu’à l’occasion de cette visite, les deux pays ont signé quatre protocoles d’accord pour la coopération dans le domaine de l’agriculture. L’un de ces protocoles d’accord entre la province pakistanaise du Sindh et le groupe chinois Hubei Seed Group a pour but la mise au point conjointe de semences de riz hybride destinées à la culture commerciale au Pakistan, a fait savoir Altaf. Pour consulter l’article en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous.
[Lien]
-- United Press International (17/3/2010)
Des chercheurs du Département américain de l’Agriculture (USDA) ont constaté qu’une classe d’hormones naturelles végétales, les cytokinines, peut aider à accroître les rendements de cotonniers en période de sécheresse. Les cytokinines favorisent la division cellulaire et la croissance des plantes. Produites à des fins commerciales, elles sont déjà régulièrement appliquées dans les pommeraies et pistacheraies pour stimuler la croissance des fruits. Cependant, une nouvelle étude de chercheurs dirigés par John Burke, directeur du Cropping Systems Research Laboratory de l’USDA à Lubbock, (Texas), a découvert que l’application de cytokinines aux cotonniers peut augmenter les rendements dans des milieux où la ressource en eau est limitée et l’irrigation réduite ou inexistante. Dans des essais qui ont été réalisés, une application de cytokinines a produit une augmentation de 5 à 10 % des rendements lorsque la disponibilité hydrique était réduite, indique Burke. De plus, des tests ont déterminé que les cytokinines n’ont pas favorisé ou entravé les rendements dans des conditions pluviales ou d’irrigation totale, et dès lors, elles peuvent être utilisées sans danger dans toutes les situations climatiques. Les chercheurs affirment que pour être efficaces, les cytokinines doivent être appliquées aux graines de cotonnier ou aux plantes à un stade précoce de leur développement. Le Service de recherche agricole de l’USDA travaille avec des entreprises commerciales pour mettre le matériel à la disposition des cotonculteurs. Pour consulter l’article en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous.
[Lien]
-- John Innes Center (17/3/2010)
Un nouveau projet d’un montant de 1,5 million de livres (2,29 millions de dollars américains) couvrant une période de 3 ans et demi, sous la coordination du John Innes Centre du Royaume-Uni, s’efforcera de trouver de nouveaux moyens pour mettre au point des variétés de pois améliorées et accroître l’absorption d’engrais azotés dans la culture de légumineuses, indique ce communiqué de presse. Le projet identifiera les déterminants de la qualité chez les pois en étudiant l’interaction de la génétique et des métabolites avec des traits importants pour la vente au détail, tels que le goût et la tendreté. Il cherchera aussi à établir de nouvelles méthodes d’évaluation de la maturité des pois au champ, qui pourront être appliquées à d’autres cultures vivrières également. Claire Domoney du John Innes Centre, un institut du Biotechnology and Biological Sciences Research Council (BBSRC), conseil chargé de la recherche en biotechnologies et sciences biologiques du gouvernement du Royaume-Uni, déclare que « Des pois de haute qualité atteindront un prix élevé sur le marché des produits alimentaires ». « Si nous pouvons encourager un plus grand nombre d’agriculteurs à les planter comme cultures de rotation, cela permettra de réduire l’empreinte carbone de l’agriculture britannique en réduisant les quantités d’engrais azotée requises ». Le projet est cofinancé par le BBRSC et le Département de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales (DEFRA) du Royaume-Uni. Il a notamment pour partenaires la Food and Environment Research Agency / Agence de recherche sur l’environnement et l’alimentation (FERA), la Processors and Growers Research Organisation (PGRO) et Campden BRI, avec des contributions commerciales de Bird’s Eye, The Co-operative, Limagrain, Thermo Fisher Scientific, Premier Foods, Pinguin Foods et Horticultural Development Company (HDC). Pour consulter le communiqué de presse en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous.
[Lien]
-- Associated Press (16/3/2010)
Des fonctionnaires fédéraux américains se sont engagés le vendredi 12 mars dernier à entamer une nouvelle ère d’application des règles antitrust, aux fins d’équilibrer le pouvoir agricole entre les entreprises, les agriculteurs et les consommateurs, indique cet article. Vendredi, le Procureur général Eric Holder et le Secrétaire à l’Agriculture Tom Vilsack ont assisté à la première d’une série de cinq audiences publiques sur la concurrence dans le domaine de l’agriculture. Celle-ci était axée sur l’industrie semencière américaine où, renseigne l’article, Monsanto et DuPont contrôlent le marché des traits génétiquement modifiés (GM) insérés dans de nombreuses cultures aux Etats-Unis. Juste « une poignée » de firmes contrôlent l’essentiel de la production bovine, des semences GM et de l’aviculture, indique l’article, et certains fonctionnaires de l’administration du Président américain Barrack Obama « ont clairement fait part de leur malaise » dû à la consolidation de plus en plus grande des industries agricoles. « Je pense que vous assisterez à une ère historique d’application qui découlera presque inévitablement du partenariat que nous avons établi », a déclaré Holder à l’audience de vendredi. Holder et Vilsack ont soutenu qu’on ne sait pas très bien quelles actions résulteront finalement des audiences publiques, mais ce ne sera pas seulement une série d’actions en justice : l’ambition est d’élaborer des politiques générales qui veilleront à ce que les grandes compagnies n’aient pas trop d’influence sur les prix payés aux agriculteurs ou appliqués aux consommateurs. Selon l’article, les agriculteurs américains se sont plaints du fait que l’absence de concurrence entre les fabricants de semences GM a entraîné une hausse des prix des semences, même lorsque les prix des cultures stagnent. Cependant, Jim Tobin, vice président de Monsanto pour les affaires industrielles, soutient que le gène breveté « Roundup Ready » de la compagnie est devenu la norme industrielle pour la simple raison que les agriculteurs veulent l’avoir. Ces derniers pourraient cultiver du soja conventionnel, ou choisir parmi les traits conçus offerts par les concurrents de Monsanto, a déclaré Tobin. « Le choix est très large aujourd’hui, et il le sera beaucoup plus à l’avenir », a-t-il affirmé. Cependant, indique l’article, « les critiques » ont soutenu que les autorités de réglementation devraient « surveiller de près » Monsanto, éventuellement en créant une nouvelle autorité de surveillance. Pour consulter l’article en ligne en version originale anglaise, cliquer sur le lien ci-dessous.
[Lien]
|
 |
|