Actualité de la Sécurité Alimentaire et de la Biotechnologie Agricole
Aucune nouvelle pour 28 mai 2015
» SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : un projet mondial vise à traiter les questions 'embarrassantes' concernant l’agriculture durable
» À la recherche d’une super abeille
» La Chine clone le gène de tolérance à la chaleur d’une souche de riz africain
SÉCURITÉ ALIMENTAIRE : un projet mondial vise à traiter les questions 'embarrassantes' concernant l’agriculture durable
Source: ClimateWire (28 mai 2015)
Auteur: Niina Heikkinen
Le projet Global Food Ethics s’emploie à recadrer la façon dont les intervenants réfléchissent et réagissent au problème de la sécurité alimentaire mondiale. Bien qu’il soit encore au stade initial, le projet a récemment publié un rapport présentant les domaines d’intérêt à étudier à l’avenir. L’équipe d’experts de l’Université Johns Hopkins aux États-Unis qui dirige le projet prévoit de collecter des données sur des thèmes comme le traitement équitable des agriculteurs et des ouvriers agricoles, le caractère approprié des subventions agricoles, et la distribution de technologies et de ressources naturelles aux pays à faible revenu. La recherche pourrait fournir aux intervenants des conseils quant à la façon de traiter les problèmes d’éthique dans leurs programmes d’aide alimentaire. L’un des membres du groupe de travail du projet, William Easterling, doyen de la faculté des Sciences de la Terre et des Minéraux à l’Université d’État de Pennsylvanie, également aux États-Unis, a ajouté que la recherche vise à traiter des questions embarrassantes qui sont bien des fois occultées. « Souvent, en fin de compte, lorsque nos dirigeants politiques sont forcés de prendre des décisions politiques, cela revient généralement à des questions purement économiques », a-t-il commenté. « S’il fallait retourner la question et se demander ‘Eh bien, que se passerait-il si ne pas faire cet investissement faisait des victimes en creusant le fossé entre ceux qui n’ont pas suffisamment de nourriture et ceux qui en ont ?’, est-ce que cela ferait une différence dans la façon dont nous prenons ces décisions ? ». Un autre objectif de la recherche, selon le directeur du projet Yashar Saghai, est de déterminer la quantité de nourriture dont la planète aura besoin pour sa population en expansion. « Dans le fond, toutes les discussions sur la sécurité alimentaire reposent soit sur l’idée que nous n’avons pas du tout besoin d’accroître la production alimentaire, [soit] que nous devons accroître la production alimentaire de 60 à 100 pour cent », a-t-il indiqué. « Nous pensons qu’il y a de très sérieux problèmes avec la qualité des données et les hypothèses éthiques qui sont intégrées dedans ». plus
À la recherche d’une super abeille
Source: National Geographic (mai 2015)
Auteur: Charles C. Mann
Cet article met en relief les efforts tendant à sauver les abeilles mellifères, notamment les tentatives visant à créer une « Super abeille » capable de résister à l’assaut de ravageurs, d’agents pathogènes, à la perte d’habitat et aux produits chimiques toxiques qui déciment les populations d’abeilles dans le monde. Certains scientifiques se sont tournés vers les modifications génétiques et d’autres outils des mégasciences, tandis que d’autres vantent les mérites de l’approche contraire consistant à laisser les abeilles évoluer toutes seules. « Malheureusement, aucune de ces approches n’a encore permis d’obtenir une abeille suffisamment résistante aux mites et productive. Et par ‘suffisamment’, j’entends une abeille qui change la donne », déclare Keith Delaplane, directeur du programme des abeilles mellifères de l’Université de Géorgie. Aujourd’hui, la plupart des apiculteurs utilisent des produits chimiques pour lutter contre les mites, mais la plupart n’aiment pas mettre des toxines dans les ruches – et beaucoup de mites sont déjà résistantes aux miticides commerciaux. Beeologics, une branche de Monsanto, travaille sur un traitement non toxique utilisant l’interférence ARN (iARN) qui, lorsqu’il est administré à l’abeille avec de l’eau sucrée, tue les mites. Cependant, déclare Marla Spivak, chercheuse sur les abeilles à l’Université du Minnesota, le problème avec l’iARN réside dans le fait que c’est toujours un outil à usage unique et, « si vous ciblez une zone spécifique, l’organisme la contournera toujours ». Pour conjurer l’apocalypse des abeilles, soutient-elle, il faudra en fin de compte une abeille mellifère « en meilleure santé et plus forte », capable de lutter toute seule contre les mites et les maladies, sans intervention humaine. Martin Beye, généticien à l’Université Heinrich Heine en Allemagne, insiste sur le fait que la création d’une telle abeille nécessitera le recours à la biologie moléculaire. Il faudra encore bien des années avant que Beye ne crée une meilleure abeille, et il fait remarquer que la diffusion d’abeilles génétiquement modifiées sera forcément source de controverse. « Il s’agit d’un nouveau domaine », déclare-t-il. « Les gens voudront faire preuve de prudence ». Toutefois, d’autres comme Phil Chandler, l’auteur de l’ouvrage « The Barefoot Beekeeper » (L’apiculteur aux pieds nus), affirment que le vrai problème c’est l’agriculture industrielle. Et, ajoute-t-il, le seul moyen d’avoir de meilleures abeilles passe par les abeilles elles-mêmes. plus
La Chine clone le gène de tolérance à la chaleur d’une souche de riz africain
Source: Forum sur la coopération sino-africaine (21 mai 2015)
Auteur: s/o
Des scientifiques en chine indiquent qu’ils ont réussi à isoler et à cloner des gènes de tolérance à la chaleur de souches de riz africain. Cette évolution pourrait se traduire par des variétés de riz capables de résister au changement climatique. Le stress thermique peut exercer des pressions sur les protéines du riz et provoquer le flétrissement de la plante, réduisant ainsi la production. Lin Hongxuan de l’Institut de physiologie et d’écologie végétales de l’Académie des Sciences de Chine a expliqué que son équipe a constaté qu’un gène isolé à partir de la souche de riz africain s’active automatiquement quand la chaleur frappe, et élimine les protéines toxiques qui pourraient causer la mort de la plante. Lin a ajouté que son équipe a mené des études sur le terrain en cultivant des souches de riz asiatique avec le gène transplanté. Les traits dominants du gène permettent à la plante de résister à des températures élevées. Le gène cloné pourrait être transplanté pour mettre au point de nouvelles variétés de riz, de blé et de légumes crucifères comme le chou chinois, a déclaré Lin. plus
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