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Meridian Institute

Les cultures biologiques peuvent-elles concurrencer l’agriculture industrielle ?

Résumé posté par Meridian le 12/11/2014

Source: Université de Californie, Berkeley (9 décembre 2014)

Auteur(s): Sarah Yang

Des chercheurs de l’Université de Californie à Berkeley (États-Unis) ont effectué une analyse panoramique systématique de plus de 100 études comparant l’agriculture biologique et l’agriculture conventionnelle, et ont trouvé que l’agriculture biologique est plus productive qu’on ne le pensait auparavant. L’étude a également constaté que certaines pratiques pouvaient réduire davantage l’écart de productivité entre cultures biologiques et cultures conventionnelles. Claire Kremen, professeur de sciences, politique et gestion de l’environnement et auteur principale de l’étude, explique : « En termes de comparaison de la productivité entre les deux techniques, cet article remet les pendules à l’heure sur la comparaison entre l’agriculture biologique et la conventionnelle. Alors qu’il est prévu que les besoins globaux en nourriture vont grandement augmenter dans les 50 prochaines années, il est critique de regarder l’agriculture biologique de plus près, car mis à part les impacts environnementaux de l’agriculture industrielle, la capacité des engrais synthétiques d’augmenter le rendement des récoltes est en déclin ». Dans l’ensemble, l’équipe a constaté que la différence entre les récoltes biologiques et les récoltes conventionnelles est d’environ 19,2 %, mais a souligné que les études disponibles comparant les méthodes étaient souvent biaisées en faveur de l’agriculture conventionnelle, ce qui donne un écart de rendement probablement surestimé. Deux pratiques agricoles – la polyculture (plusieurs plantes cultivées sur la même parcelle) et la rotation – pourraient réduire substantiellement l’écart entre le bio et le conventionnel, respectivement à 9 % et à 8 %, affirment les chercheurs. Les auteurs indiquent également que la rentabilité diffère selon le type de culture ; ils n'ont pas trouvé de différence notable dans certains cas, comme celui des légumineuses. « Il est important de se souvenir que notre système agricole actuel produit beaucoup plus de nourriture qu’il n’est nécessaire pour nourrir tout le monde sur la planète », indique Claire Kremen. « Éradiquer la faim dans le monde nécessite d’améliorer l'accès à la nourriture, pas simplement d’accroître la production. De plus, augmenter la part de l’agriculture faisant appel à des pratiques durables n’est pas un choix, mais une nécessité : nous ne pouvons tout simplement pas continuer à produire de la nourriture sans prendre soin des sols, de l’eau et de la biodiversité ».

L'article original peut être encore disponible à http://newscenter.berkeley.edu/2014/12/09/organic-conventional-farming-yield-gap/

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